Fiches de lecture

Essais

Marie Duru-Bellat, L'inflation scolaire - Les désillusions de la méritocratie, Seuil, collection La République des idées, 2006
> Ouvrage cité dans l'article Chronique de la vie au travail #: "Il faut que l'école s'adapte à la réalité du public"
http://www.lechatetmarguerite.fr/search/label/Ecole%20de%20la%20R%C3%A9publique?updated-max=2014-11-27T11:25:00%2B01:00&max-results=20&start=3&by-date=false

L'auteur, sociologue de l'éducation à l'Université de Bourgogne, dresse un tableau sans concession de l'échec de la méritocratie et de l'échec de l'égalitarisme à tout crin de l'école républicaine. Elle constate que loin d'avoir amélioré l'accès à l'emploi des jeunes, la doctrine du "Plus d'école pour tous" crée davantage de frustrations et pousse les étudiants à pousser toujours plus loin leurs études, pour accéder à des postes toujours moins qualifiés. Les logiques de compétition, scolaire et avant tout sociale, sortent renforcées de cette fuite en avant qui voient les plus aisés proposer à leurs enfants un éventail varié d'écoles prestigieuses, loin d'un parcours universitaire dévalorisé.
Elle pose la question de l'intérêt pour les jeunes de ces études interminables, coûteuses, et rarement récompensées par un emploi qualifié. 
Elle propose, enfin, des solutions pour offrir à tous un enseignement secondaire de qualité, permettant à tous d'acquérir la culture minimale pour accéder aux études supérieures.

Littérature

Ovide, L'art d'aimer, Librio (mais on le trouve ailleurs, hein), vers 1 ap. JC
> Ouvrage cité dans Ovide ou la Roman Touch Seduction
http://www.lechatetmarguerite.fr/2014/12/ovide-ou-la-roman-touch-seduction.html

Être un jeune Romain fortuné, ça a ses avantages, mais on se heurte quand même à quelques difficultés. Dans une société où les femmes sont sous clef, comment faire de belles rencontres? Ovide nous donne les réponses: où se promener, comment s'attifer, et bien sûr, comment attirer l'attention de sa belle.
On s'aperçoit qu'entre le Ier siècle et aujourd'hui, rien n'a changé. Un seul mot d'ordre: soyons fourbe!
La dernière partie du livre est adressée aux jeunes filles souhaitant conserver l'affection d'un amant. 

Corneille, Médée (chez tous les éditeurs dignes de ce nom, type Garnier-Flammarion, enfin c'est comme ça que je l'ai chez moi), 1635, 1ère édition 1639
> Ouvre cité dans Les parents indignes: chez Corneille aussi
http://www.lechatetmarguerite.fr/2015/01/les-parents-indignes-chez-corneille.html

Une femme tombe amoureuse, elle fonde une famille, et quelques années plus tard son compagnon la quitte pour faire un mariage d'intérêt avec une princesse blonde.
Banal, me direz-vous?
Eh non, car la femme bafouée est Médée, la fille du roi de Colchide, et que le sacrifice humain, c'est son affaire. La preuve: elle a découpé son petit frère en rondelles pour pouvoir fuir la Colchide en toute discrétion.
Jason, l'homme volage, a donc tout intérêt à prendre ses précautions. Mais comme c'est une tragédie il ne va pas le faire et finira éploré devant sa dulcinée rôtie et son beau-père carbonisé. Bon appétit!


Médée poursuivie par son papa,
vue par Herbert Draper, un peintre anglais très kitsch


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